Ce que vous devez savoir sur le tourisme volontaire

Publié le : 08 juin 20237 mins de lecture

Le tourisme volontaire, également appelé volontourisme, est un type de tourisme où les personnes impliquées veulent plus que voyager : elles recherchent un travail bénévole, qui se déroule généralement dans une organisation caritative ou à but non lucratif. Le voyageur qui se porte volontaire pour se rendre dans les régions qui en ont le plus besoin peut avoir des objectifs liés au temps, à l’argent, aux services médicaux ou même à la formation. De cette manière, le tourisme volontaire est une combinaison de voyage et de don de soi.

Bien qu’il semble très positif, le tourisme volontaire a été remis en question : y a-t-il vraiment des résultats positifs ? Les institutions sont-elles authentiques ou certaines profitent-elles de la cause pour faire du profit ? Ces questions soulignent la nécessité de bien connaître l’institution à laquelle il est destiné et ainsi être sûr qu’il s’agira vraiment d’un travail aux résultats positifs.

Formes du tourisme bénévole

Les programmes de tourisme volontaire offrent diverses possibilités de travail bénévole qui peuvent concerner des causes liées à l’environnement et à la société.

Soutien aux communautés

Le tourisme volontaire consiste généralement à soutenir les communautés dans le besoin. Dans ce cas, divers services peuvent être impliqués, comme la construction de maisons, d’écoles, de bibliothèques et d’autres types d’infrastructures, ainsi que l’autonomisation des femmes et d’autres travaux visant à réduire les inégalités sociales au sein de la communauté.

L’enseignement des langues est une forme courante de tourisme bénévole, tout comme la création de ressources éducatives dans les communautés défavorisées.

Soins aux enfants

Le travail dans les orphelinats et dans les organisations pour les jeunes défavorisés et les réfugiés demandant l’asile temporaire sont d’autres options de volontariat où vous cherchez à améliorer le bien-être et le développement des enfants et des jeunes.

Assistance médicale

Il est courant pour les médecins de se rendre dans des communautés défavorisées dans le but de fournir une assistance médicale, d’administrer des vaccins, d’éduquer sur les maladies et la manière de les éviter, entre autres pratiques liées à la santé. Ce type de tourisme peut également servir de formation pour les étudiants de la région.

Conservation

Un autre type de tourisme volontaire est celui qui vise la préservation de l’environnement et la conservation des animaux. Généralement, les volontaires se rendent dans des sanctuaires pour animaux, effectuent des recherches sur le terrain ou peuvent travailler au suivi des espèces indigènes.

La vérité sur le tourisme bénévole

Ceux qui choisissent de faire du bénévolat ont généralement les meilleures intentions du monde, à savoir aider la société et l’organisation concernée d’une manière ou d’une autre. Il existe cependant d’autres personnes qui cherchent à défendre cette cause pour de mauvaises raisons.

Dans de telles situations, la capacité des touristes volontaires à faire la différence est assez limitée. Ils n’ont souvent pas les compétences nécessaires pour traiter le problème ou la communauté et peuvent, en fait, ne faire que perpétuer les images négatives et stéréotypées des lieux qu’ils visitent.

Certains chercheurs soulignent que les propres publicités des institutions contribuent également à cette image négative. En Afrique, par exemple, il existe des campagnes qui appellent à la participation de volontaires qui peuvent aider les orphelins et les enfants dans le besoin. Cela entretient l’image d’une Afrique qui a désespérément besoin d’aide et qui a ému de nombreux touristes volontaires.

On ne connaît pas encore le véritable impact à long terme sur la vie des enfants concernés. Mais des études indiquent qu’ils peuvent développer des attentes irréalistes quant à leur avenir.

C’est la marque d’une industrie du tourisme volontaire en pleine croissance, qui représente un milliard d’euros par an et qui implique un certain nombre de questions obscures. Les intentions des volontaires peuvent même être bonnes, mais les institutions impliquées n’ont pas toujours les mêmes intentions et les effets ne sont pas toujours positifs.

Certaines institutions profitent des catastrophes (comme les tremblements de terre et les tsunamis) pour attirer les touristes, les sensibiliser et leur faire payer des frais qui ne sont pas utilisés pour le bien de la communauté.

Au Népal, par exemple, un orphelinat appelé Happy Home, qui invitait les touristes volontaires à aider les enfants orphelins, tirait en fait profit de cette cause. Cette situation a incité les experts à lancer un avertissement en disant que les frais des bénévoles et l’argent des donateurs pourraient finir par aller dans les poches du propriétaire de l’orphelinat plutôt que d’aider les enfants.

Devons-nous éviter le tourisme volontaire ?

Les experts affirment que le tourisme volontaire ne doit pas nécessairement être abandonné. Cette pratique comporte de nombreux points positifs, comme l’implication interculturelle qui collabore, par exemple, à l’atténuation de la xénophobie.

Cependant, il est nécessaire de prêter attention aux institutions, notamment aux orphelinats. En outre, il convient de reformuler les expériences des volontaires, en investissant dans leurs compétences réelles afin d’apporter des résultats bénéfiques à la communauté.

Ce type de travail doit impliquer une étude de l’histoire politique, sociale, économique et culturelle du lieu à visiter, afin que le volontaire ait une connaissance approfondie du système et des inégalités.

Cela peut également contribuer à briser les stéréotypes sur une région ou une communauté.

Il existe des organisations efficaces et réputées, qui gèrent bien le projet de volontariat, proposent des formations et utilisent des critères spécifiques pour sélectionner les participants. Il est nécessaire d’enquêter soigneusement pour les trouver.

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